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a. Structuration et gouvernance

1. Impliquer des key users métiers dès le début du projet ​🔑​

Véritables relais entre l’IT et le terrain, ces référents internes, formés et responsabilisés, jouent un rôle clé dans la réussite d’un projet. Ils traduisent les enjeux techniques dans le langage du quotidien, accompagnent les utilisateurs et assurent la continuité entre les phases de conception, de déploiement et d’exploitation.
Chez nous, les formations des utilisateurs finaux sont faites par les gens du métier, pas par les intégrateurs. Si quelqu’un n’arrive pas à utiliser l’outil, c’est qu’on a raté quelque chose.”

Leur rôle est double : transmettre les compétences et adapter le discours au niveau de chaque utilisateur. Comme l’a rappelé un intervenant : “Il faut rassurer avant de former. Quand un utilisateur a confiance en sa capacité à utiliser l’outil, il est plus performant.”
Ce lien entre confiance, compétence et performance a été unanimement souligné.
Dans les organisations où ce modèle fonctionne, la communication est plus fluide, la formation mieux ciblée et la satisfaction plus élevée.

2. Maintenir une communication transparente tout au long du déploiement ​💬​

Beaucoup d’organisations sous-estiment l’importance de la communication. Les projets souffrent d’un manque de transparence, d’une communication descendante trop tardive ou trop technique. Pourtant, expliquer les raisons du changement, partager la trajectoire du projet et valoriser les succès d’étape renforcent l’adhésion.
Quand les collaborateurs comprennent pourquoi on change, ils acceptent beaucoup plus facilement le comment.”

3. Déployer progressivement le changement 🧩

La progressivité du déploiement apparaît également comme un gage de réussite. Plutôt que de viser une couverture fonctionnelle complète dès le départ, les entreprises les plus efficaces choisissent un périmètre réduit, le déploient, le stabilisent, puis étendent le champ.
Souvent, on est trop ambitieux dès le début. Les utilisateurs ont besoin de temps pour s’habituer à un nouvel outil. Mieux vaut avancer étape par étape.”

Les participants s’accordent sur une même conviction : l’adoption n’est pas un sprint, mais un processus vivant, qui s’entretient dans la durée.

4. Construire des équipes projet dédiées avec sponsor RH/Finance/DSI clairement identifié 🏆​

Ce principe s’applique aussi à la gouvernance. Une bonne gouvernance implique des rôles clairs, une direction impliquée et une communication transparente. “Une bonne gouvernance, c’est quand la direction porte le message : on passe sur le standard de l’outil, et on s’y tient.”

Les organisations qui réussissent le mieux sont celles où la direction s’engage publiquement, où les sponsors sont visibles, et où la transformation est expliquée, assumée et incarnée.

b. Formation et accompagnement

5. Valoriser la confiance et la maîtrise comme leviers directs de performance ⚖️

Lorsqu’un collaborateur se sent compétent et légitime dans l’usage de son outil, il gagne en autonomie, prend des initiatives et devient acteur du changement. À l’inverse, le doute ou la peur de l’erreur freinent la prise en main et entretiennent la dépendance au support.

Cette confiance se construit progressivement, grâce à un environnement bienveillant, des ressources accessibles et un accompagnement valorisant l’expérimentation. Il ne s’agit plus seulement de former, mais de donner du sens, pour ancrer durablement les bons réflexes dans le quotidien.

Cette approche transforme profondément la relation à l’outil : l’utilisateur ne subit plus la technologie, il la pilote. En consolidant sa confiance, l’organisation renforce mécaniquement sa performance opérationnelle : moins d’erreurs, plus de fluidité et un engagement collectif renforcé.
La maîtrise devient alors un levier stratégique, où la compétence technique et la confiance émotionnelle se rejoignent au service d’une adoption durable et efficace.

6. Des formations continues délivrées par les métiers et les intégrateurs 🧑‍🏫​

Dans un environnement cloud en constante évolution, la formation ne peut s’arrêter au golive. Elle doit être la combinaison de 3 facteurs : s’inscrire dans la durée, être contextualisée et mêler expertises internes et externes. Si la formation par les utilisateurs clés est souvent perçue comme plus accessible, elle reste insuffisante à elle seule. L’efficacité repose sur un équilibre entre l’intervention d’experts métier et solution, une approche présentielle et digitale, et des supports adaptés au contexte de l’entreprise.
Suite au passage au cloud, nos dispositifs de formation pour favoriser l’adoption ont évolué. Nous avons mis en place un assistant digital pour contextualiser l’aide directement dans Oracle (sur telle page, tel bouton, …)

Ainsi, les supports et procédures doivent être pensés sur la durée pour être transmissibles en run : “La formation est efficace au lancement, mais la courbe de l’apprentissage fait qu’on ne peut pas s’appuyer uniquement sur cette mesure. C’est pourquoi j’ai coché autant de cases sur les dispositifs utilisés. En outre, Oracle évoluant, nous devons former en permanence et communiquer sur les évolutions et corrections d’anomalies.”

c. Un support utilisateurs repensé

7. Le support utilisateurs comme levier essentiel d’adoption et de qualité des données 🔒​

Le lien entre support utilisateur et adoption des outils digitaux ne fait plus débat. Dans les environnements où les solutions ne sont pas perçues comme intuitives, notamment par les populations non expertes, l’accompagnement devient indispensable pour sécuriser l’appropriation. Comme le résume un responsable : “Le support utilisateur est indispensable pour la bonne adoption. L’outil n’est pas assez intuitif pour laisser les utilisateurs, surtout les non-experts, sans support.” D’autant plus que, face à un blocage, les utilisateurs ont souvent le réflexe d’y voir un dysfonctionnement technique, sans envisager que l’origine du problème puisse venir de leur propre action ou de la qualité de la donnée saisie : “Il y a une forme de présomption de l’utilisateur que quand il y a un problème, c’est un problème mécanique. Il ne pense pas instinctivement que c’est son geste métier ou la qualité de sa donnée qui est en jeu. Que le problème se situe peut-être entre la chaise et l’ordinateur.”

Ce besoin dépasse largement l’enjeu d’ergonomie. Le support agit directement sur la fiabilité des données et des processus : “Si l’utilisateur ne sait pas comment répondre à sa question, il va prendre une option par défaut qui génère souvent des problèmes plus graves en aval, comme par exemple pour la clôture.” Une problématique d’autant plus critique dans les contextes de standardisation (mise en mono-instance commune, déploiement d’Oracle Cloud, etc.), où les processus doivent ensuite être adoptés, compris et appliqués sur le terrain.

8. Une organisation encore trop technique du support utilisateurs ​⚙️

Dans de nombreuses entreprises, le support reste focalisé sur la technique alors que les besoins portent de plus en plus sur les usages métier. Certains témoignent : “Dans l’équipe projet de 80 personnes, il n’y a pas un seul comptable. Seules quelques personnes du support comprennent réellement les processus et le pourquoi, les autres se reposant sur leur expertise technique. Il y a un paradoxe de transformation métier avec 0 acteurs du métier dans l’équipe qui accompagne ladite transformation.”

Le recours aux key users reste massif, mais leur surcharge ou leur départ met à mal la continuité du support : “Tant qu’ils sont là, les utilisateurs sont satisfaits ; une fois partis, l’expertise s’érode et les pratiques se détériorent“. L’externalisation accentue parfois ces limites, avec des réponses standardisées, mal contextualisées, et un manque de compréhension des usages internes : “Le support utilisateur est performant sur le plan technique (gestion des incidents), moins sur le plan métier (usages, release management, …)“.

9. Vers un support proactif et contextualisé ✅

Le cloud a transformé les attentes : les mises à jour fréquentes nécessitent un support en lien direct avec le métier, réactif et constamment formé. Le support ne peut plus être passif : il doit précéder, anticiper, accompagner : “Les outils évoluent tous les trimestres. Le support utilisateur doit donc être un partenaire qui a le même niveau d’information que le métier et proactif. Il ne peut plus se contenter d’être suiveur.”

Dans cette perspective, les organisations évoluent vers des modèles d’assistance plus intégrés, combinant réactivité, expertise métier et diffusion régulière des connaissances. L’objectif n’est plus seulement de résoudre les problèmes, mais de prévenir les points de friction, de sécuriser la qualité des données et de renforcer l’autonomie des utilisateurs. Cette mutation du support vers plus de proximité, de pédagogie et de proactivité constitue un levier déterminant pour soutenir une adoption durable dans des environnements Oracle en évolution constante.

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